Il est maintenant généralement reconnu que les durées d'immunité conférées par les vaccins sont pour plusieurs d'entre eux plus longues qu'un an.
Il en résulte qu'en ce qui concerne les âges et périodicités de vaccination, le protocole généralement recommandé, à quelques variations près, est le suivant:
Quelqu'un pose la question des vérifications de vaccins faites à l'entrée en exposition féline, en disant que même si le protocole généralement admis recommande un rappel tous les 2 ou 3 ans, les exposants ont peur de se voir refuser l'entrée si certains rappels datent de plus d'un an.
Les AMM de la plupart des vaccins spécifiant 1 an, un vétérinaire qui fixe la date d'un prochain vaccin 2 ou 3 ans plus tard le fait aujourd'hui de sa propre responsabilité (cela est particulièrement vrai pour le passeport européen où le vétérinaire est censé indiquer la date du prochain rappel à prévoir).
Il est précisé que le contrôle vétérinaire en entrée d'expo ne doit pas exiger plus que ce qui est strictement obligatoire réglementairement, et le Dr. Anne-Claire Chappuis-Gagnon s'engage à diffuser l'information auprès des vétérinaires, qui sont par ailleurs déjà informés des protocoles recommandés n'imposant pas la revaccination annuelle pour toutes les valences.
Présentation du Dr. Anne-Claire Chappuis-Gagnon, Lyon.
Le fibrosarcome est une pathologie décrite régulièrement chez les chats âgés. Suite à la mise en évidence (en 1991) d'alumine au sein d'un fibrosarcome inter-scapulaire (entre les omoplates), la relation fibrosarcome-vaccin a été faite et beaucoup de fibrosarcomes ont été qualifiés de "post-vaccinaux". En fait, il aurait été plus correct de parler de "post-injection", les valences vaccinales n'étant pas en cause. Il convient aussi de relativiser, car bien qu'il y ait chez le chat plus de réactions post-vaccinales que chez le chien, l'incidence des fibrosarcomes proprement dits est faible: moins de 0,003%.
Des conseils ont été émis auprès des vétérinaires, entre autres sur les lieux de vaccinations, et des études ont été faites qui ont montré qu'il y avait une forte corrélation, à produits utilisés égaux, avec le vétérinaire ayant pratiqué l'injection: les chats vaccinés chez l'un ne développaient jamais de fibrosarcome, alors que l'incidence chez un autre n'était pas nulle. Les pratiques personnelles ont donc été mises en cause (flacon secoué ou non, alcool interférant avec le produit, etc.). Certains chats semblaient également avoir une sensibilité particulière. Après plusieurs années de polémiques, il semble reconnu aujourd'hui que les adjuvants ne soient pas impliqués de façon significative dans l'apparition de fibrosarcomes.
Pour éliminer la plupart des facteurs de risques identifiés, il convient de:
Sources : PawPeds